Son(s) 5 : Shortbus

Cela fait des heures que nous parlons. De tout, de rien. De tes gouts, des miens. D’une blague en réponse à une autre. Je te fais rire.
Ce genre de connexions qui n’existe que rarement finalement. Celle où tu te sens à l’aise dès la première seconde de la rencontre. Celle où rien ne compte autour. Quelque soit l’heure, le temps dehors, les gens autour.
On nous regarde surement. Rire. Parler fort.
Ils doivent t’observer… ils ont raison. Tu es… tu es juste ce qu’il me faut.
Tout simplement.

Ta main effleure la mienne. Nos yeux se croisent. Tu rougis, tu n’es clairement pas indiffèrent.
La soirée se poursuit. Tu me raccompagnes. Marcher à tes côtés a quelque chose d’unique. C’est bête. C’est naturel.
La discussion se poursuit. Ni toi ni moi n’avons envie que cela s’arrête. La nuit nous enveloppe, les mots nous bercent. Tu me séduis, tu essayes maladroitement de me complimenter. Je réponds à coté, la gêne surement.
Et arrive ce moment où je n’ai plus envie de parler, j’ai envie de me lover contre toi, sentir la chaleur de ta peau. Me laisser bercer par ce son. Respirer ton parfum.
Ce film. The Shortbus.
L’amour au delà des âges, du sexe, des conventions.
L’amour que tu sois un homme, une femme. Que nous soyons trois, quatre ou juste nous deux.
L’amour. Ce sentiment indescriptible que l’on ressent sans pouvoir l’expliquer. Ce besoin de toi, de tes mots, de ta peau, de corps contre le mien. Dans le silence.
Juste être là contre toi. Sentir ta main dans mes cheveux, me caresser lentement, être apaisée, rythmée par ta respiration puis sombrer…

Avoir le bonheur de se réveiller auprès de toi.
Te regarder dormir tel un ange.
Avant de me rendre compte dans ton sourire naissant que tu faisais semblant…

NdA : courrez-y, achetez-le, ce film est une merveille pour les sens. Jamais porno, humain, parfois grave mais tellement vrai. Tellement beau. De l’amour universel et unisexuel en 1h30.

The ShortBus de John Cameron Mitchell sorti en 2006
Prenez également le temps de découvrir le genderqueer génialissime et charismatique Justin Bond.

3 réflexions sur “Son(s) 5 : Shortbus

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