La tristesse de Mouillette 

 Mouillette, Paris, 2015

Yeux tristes, peu de miaulements (lui qui cause… Beaucoup trop parfois), il a fait le tour des spots de Carla puis il s’est couché. Sans un bruit. Depuis deux jours, je le trouve triste. Il mange, il joue, il boit, il dort… Il a juste le regard un peu abattu.  

Le plus difficile pour moi est de lutter contre cette peur incontrôlable que lui aussi, est peut être malade… Alors je le scrute : sa respiration, ses yeux, est ce qu’il mange/boit ? Au fond de moi, cette boule, cette terreur : et si lui aussi était gravement malade ? Déraisonné. Il y a encore quelques jours Carla avait juste deux coussinets abimés. Maintenant elle n’est plus la. Je n’y peux rien, je suis traumatisée. 

La perte d’un animal de compagnie a des conséquences que je ne soupçonnais pas : la paranoïa du maître et la tristesse des autres compagnons.

Alors nous nous tenons compagnie le temps que le chagrin nous quitte et que notre vie tous les deux commence.

2 réflexions sur “La tristesse de Mouillette 

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